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Le régime fiscal des impatriés en 10 questions-réponses
1 - Quels sont les avantages ? Sont notamment exonérés d’impôt sur le revenu « la prime d’impatriation », les jours travaillés à l’étranger et la moitié des intérêts, dividendes et plus-values mobilières de source étrangère. Par ailleurs, la prime d’impatriation est exonérée de taxe sur les salaires et le patrimoine immobilier étranger est exclu de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). 2 - Qu’est-ce que la « prime d’impatriation » ? C’est un supplément de rémunération directement lié à l’exercice de l’activité professionnelle en France (par exemple une prime de mobilité ou de différentielle de coût de la vie, un avantage logement, etc.). Sur option, elle peut être évaluée forfaitairement à 30 % de la rémunération nette totale (hors dispositifs d’épargne et d’actionnariat salarié). 3 - Qui sont les bénéficiaires ? Ce sont les salariés et certains dirigeants (fiscalement assimilés à des salariés) appelés par une entreprise étrangère à occuper un emploi...
Le régime fiscal des impatriés selon le juge de l’impôt : la domiciliation fiscale
La domiciliation fiscale des impatriés, avant et après leur prise de fonctions en France, conditionne les avantages fiscaux prévus par l’article 155 B du CGI. LA LOI Article 155 B-I-1 (du CGI (2eme et 3eme alinéas) Pour bénéficier de ces avantages, les impatriés doivent avoir été fiscalement domiciliés à l’étranger au cours des cinq années civiles précédant l’année de leur prise de fonctions en France. Toutefois, si pendant la durée d’application du régime, les impatriés changent de fonctions au sein de la même entreprise ou au sein d’une autre entreprise en France appartenant au même groupe, le bénéfice du régime d’exonération est désormais maintenu (auparavant tout changement de fonctions mettait fin au régime faute de respecter la condition de non-domiciliation fiscale antérieure). Enfin, les impatriés doivent avoir en France leur foyer ou le lieu de séjour principal et exercer leur activité professionnelle principalement en France. LA DOCTRINE ADMINISTRATIVE...
Le régime fiscal des impatriés selon le juge de l’impôt : la rémunération de référence
L’exonération de la prime d’impatriation est conditionnée au respect de la rémunération de référence prévue par la loi et précisée par la doctrine administrative : c’est dans ce cadre que le juge de l’impôt apporte son éclairage sur les litiges entre les contribuables et les autorités. LA LOI Si la rémunération imposable après exonération de la prime d’impatriation « est inférieure à la rémunération versée au titre de fonctions analogues dans l'entreprise ou, à défaut, dans des entreprises similaires établies en France, la différence est réintégrée dans les bases imposables de l'intéressé » (article 155 B I-1, dernier alinéa du CGI). L’exonération de la prime d’impatriation suppose donc le respect d’une imposition minimale, appréciée par comparaison avec une rémunération de référence. LA DOCTRINE ADMINISTRATIVE Cette comparaison s’effectue sur des rémunérations nettes imposables déterminées selon les règles applicables aux traitements et salaires, « à l’exception notamment des sommes...
Le régime fiscal des impatriés selon le juge de l’impôt : les jours de travail à l’étranger
Le régime fiscal des impatriés prévoit un dispositif autonome d'exonération des jours travaillés à l’étranger. LA LOI « La fraction de la rémunération correspondant à l'activité exercée à l'étranger pendant la durée définie au 1 est exonérée si les séjours réalisés à l'étranger sont effectués dans l'intérêt direct et exclusif de l'employeur » (article 155 B-I-2 du CGI). Cette exonération est applicable jusqu'au 31 décembre de la huitième année civile suivant l'année de prise de fonctions en France de l'impatrié (durée visée au 1 de l'article 155 B-I du CGI). Sur option, soit la fraction de la rémunération exonérée au titre de la prime d'impatriation et des jours travaillés à l'étranger est limitée à 50 % de la rémunération totale, soit la fraction de la rémunération exonérée au titre des jours travaillés à l'étranger est limitée à 20 % de la rémunération imposable après exonération de la prime d'impatriation (article 155 B-I-3 du CGI). LA DOCTRINE ADMINISTRATIVE La rémunération se...
Le régime fiscal des impatriés selon le juge de l’impôt : le formalisme contractuel
L'exonération légale de la prime d'impatriation (article 155 B-I-1 du CGI) suppose parfois le respect d'un formalisme contractuel, ce qui a donné lieu à une jurisprudence contrastée. LA DOCTRINE ADMINISTRATIVE La prime d'impatriation réelle La prime d'impatriation réelle « doit apparaître distinctement dans le contrat de travail ou de mandat social des salariés ou dirigeants concernés ou, le cas échéant, dans un avenant à celui-ci, établi préalablement à la prise de fonction en France » (BOI-RSA-GEO-40-10-20-20250811, n° 60). « Toutefois, il est admis que la "prime d’impatriation" soit déterminable sur la base de critères objectifs mentionnés dans le contrat de travail ou de mandat social. Tel est, par exemple, le cas d’une "prime d’impatriation" consistant en la mise à disposition d’un logement en France ou fixée en pourcentage de la rémunération fixe, en pourcentage de la rémunération de base comportant elle-même une part variable ou en pourcentage de la seule part variable de la...
L’optimisation sociale des salariés impatriés (Village de la Justice, août 2024)
En complément des mesures fiscales visant à renforcer l’attractivité économique de la France, la loi PACTE du 22 mai 2019 a mis en place en faveur des salariés impatriés une exemption temporaire d’affiliation aux régimes obligatoires de base et complémentaire d’assurance vieillesse.
Que faire en cas d’erreur de calcul de son imposition (IR/PS/CEHR) ? (Village de la Justice, juillet 2024)
Le calcul de l’impôt sur le revenu et/ou des prélèvements sociaux et/ou de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus peut contenir des erreurs provenant des contribuables et/ou des autorités fiscales : point sur la question de savoir que faire en cas d’erreurs…
L’optimisation fiscale des salariés sportifs impatriés (Village de la Justice, juin 2024)
Article sur les mesures prévues par le régime fiscal des impatriés permettant d’optimiser le traitement fiscal des revenus et patrimoine des salariés sportifs impatriés
Mobilité Internationale, épisode 1 : résidence fiscale et imposition de la rémunération, Option Finance, 16 mars 2020
Synthèse sur les règles d’imposition de la rémunération selon le statut de résidence fiscale des bénéficiaires.
Afrique francophone – L’envoi d’un salarié en Afrique, Fiscalité internationale (Rubrique Fiscalités Etrangères), Editions JFA, février 2020
Article transversal sur les cas de mobilité internationale France-Afrique avec un focus sur la Tunisie (impôt sur les sociétés, droit du travail et sécurité sociale, fiscalité individuelle). Article coécrit avec Séverine LAURATET et Christine PELLISSIER (avocates associées chez FIDAL).
New French tax residency rules for senior executives | Fidal, décembre 2019
Article en anglais publié sur le blog de Fidal suite à l’adoption d’un nouveau critère de domiciliation fiscale à l’égard des dirigeants de grandes entreprises dont le siège est situé en France.
Régime fiscal des impatriés : la fin pour les personnes recrutées en CDI ? (CAA Versailles 21-11-17), Revue de Droit Fiscal, 17 mai 2018
Article visant à défendre l’application du régime des impatriés pour les personnes recrutées en CDI (suite à l’arrêt de la CAA de Versailles laissant penser le contraire). Article coécrit avec Gérôme GBAYA (ancien associé chez FIDAL).
Impôts : comment vanter l’attrait du système fiscal français à des travailleurs étrangers ? BFM Business (Intégrale Placements), avril 2017
Intervention télévisée avec une présentation du régime fiscal des impatriés afin d’attirer en France les talents de l’étranger.
L’imposition des salariés en situation de mobilité internationale : réflexions sur la clause dite des missions temporaires sous l’angle de la notion d’employeur, Revue de Droit Fiscal, 11 février 2016
Sur les subtilités applicables en matière de droit d’imposition de la rémunération entre l’Etat source et l’Etat de résidence. Article coécrit avec Ann ATCHADE et Gérôme GBAYA (anciens associés chez FIDAL)
L’application des conventions fiscales aux revenus de source étrangère, Décideurs & Revue Fiduciaire, 2014
Les conventions fiscales internationales permettent d’éviter qu’un même revenu soit doublement imposé par deux Etats : en pratique, du fait de la complexité des règles fiscales, il arrive que ces conventions ne soient pas correctement appliquées ce qui peut générer des situations dans lesquelles les contribuables subissent à tort des doubles impositions. Article cosigné par Didier HOFF (ancien associé chez FIDAL).
Jérôme THOMAS
Conseiller fiscal, Docteur en Droit Public
📞 +33 (0) 6 20 82 80 46
✉️ jthomas@mobilitax.com
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